BIOGRAPHIE
En intitulant son premier album L’arrière-monde, voici déjà huit ans, Holden présentait sans doute un devenir résolument en retrait : des premiers rangs tapageurs, des m’as-tu-vu, des tendances aussitôt faites, aussitôt défaites. Depuis 1998 qui vit s’emballer La Machine – un rouleau-compresseur, une scie, le hit-single qui aurait du, dans un monde meilleur, les propulser aux sommets -, le groupe amené par Mocke (guitare) et Armelle Pioline (voix) aura donc évité de brûler d’inutiles cartouches en ne publiant que des disques longtemps maturés. Le troisième, Chevrotine, malgré la déflagration de son titre, ne déroge pas à cet état d’esprit qui est celui du groupe depuis Pedrolira (2002), conjuguant de façon assez inédite une écriture pointilleuse, tant au niveau des textes que des musiques faussement légères qui les enrubannent, et un travail de production singulier qui fait partie intégrante de leur façon de composer. Certes, ils ont eu la chance, dès le précédent album, de rencontrer Atom Heart (alias Señor Coconut) engagé pour mixer Predrolira et désormais co-réalisateur de Chevrotine, qui fut d’ailleurs enregistré sur ses terres, à Santiago du Chili...